L’entreprise libérée au cœur des discussions à l’Université de Montréal
14 février 2020 Devicom

L’entreprise libérée au cœur des discussions à l’Université de Montréal

Comme première activité qui souligne le 75e anniversaire de l’École de relations industrielles, le projet « Les enfants des possibles en Relations Industrielles » a tenu une conférence à l’Université de Montréal ayant pour thème : « Les ressources humaines et les relations de travail à l’heure de l’entreprise libérée ».

Les conférenciers

France Lavoie, VP et DG de DEVICOM; Nicolas et Caroline Duvernois : Pur Vodka et Romeo’s Gin; Florian Pradon de G-Soft; Valérie Marier et Sétphane Bernier de Effenti et Laurent Devémy de Club-Idéo ont tous répondu présents à cette invitation. Ils ont échangé sur leurs expériences d’entreprises libérées. Tous se sont entendus pour dire que cela aidait au recrutement et à la rétention de la main-d’œuvre. Si Effenti offre un actionnariat aux employés et redistribuent 15 % des profits, d’autres misent sur la responsabilisation des employés en leur offrant de l’autonomie et de la liberté.

Si le modèle hiérarchique ne convient plus aux entreprises présentes, ils préfèrent mettre leurs efforts dans cette révolution humaine et sociale pour former une grande famille avec leurs employés. Avouant que des personnes ne se sentent pas à l’aise avec ce mode de gestion, plusieurs entrepreneurs ont avoué avoir de très belles réussites, même si parfois c’est énergivore sur les ressources humaines.

Laurent Devémy a précisé lors de sa présentation que l’entreprise libérée n’est pas un modèle, ni une recette, c’est une façon d’être. Pour comprendre cela, il a mis une formule toute simple à comprendre :

L+R=B+P
Liberté + Responsabilité = Bonheur + Partage

 Trois étudiants

Projet ambitieux né à la fin août 2016 entre Sabrina Gobardham, Jonathan Michaud et Guillaume Plourde – à l’époque étudiants de la maîtrise en relations industrielles de l’Université de Montréal –, « les Enfants des Possibles en Relations Industrielles » cherchent à réconcilier et élargir les différentes visions développées en théories comme en pratiques dans leur champ disciplinaire : le travail. Dans cette perspective, en tant qu’organisme sans but lucratif, ils se sont donnés comme mission de contribuer à la vie de leur École et de leur champ de spécialité en opérant sur deux fronts complémentaires :

  1. un colloque annuel sur un sujet d’actualité;
  2. une revue avec des contributions académiques et professionnelles portant sur le même thème que le colloque.

Comme groupe de réflexion (laboratoire d’idées), «Les Enfants des Possibles en Relations Industrielles» visent, dans leurs activités, à soutenir l’éducation et la réflexion des générations futures, à faire vivre la recherche en français au Québec, à être un lieu d’échanges entre chercheurs anglophones, hispanophones et francophones et à encourager le dialogue entre les différents partenaires de la relation d’emploi.

Premier cercle de réflexion d’origine étudiante en Relations Industrielles à l’Université de Montréal, nous avons la volonté d’innover dans le monde de la recherche au Québec. En mettant en perspective les questions qui font débat dans le champ des Relations Industrielles, nous cherchons à établir des ponts entre les chercheuses et les chercheurs du milieu académique et avec les divers acteurs de la société.

Pourquoi les « Enfants des possibles »?

Les « Enfants des Possibles en Relations Industrielles » se veulent des « enfants » en ce qu’elles et ils travaillent à devenir des académiciens accomplis. En apprentissage constant des paramètres du marché de l’emploi, les « enfants » évoluent dans un contexte changeant et désirent comprendre et participer aux processus d’évolution des Relations Industrielles.

En s’intéressant aux « possibles », les « Enfants des Possibles en Relations Industrielles » proposent une remontée non-révisionniste d’une orientation holistique des Relations Industrielles qui établirait des ponts entre les différents courants des Relations Industrielles. Pour ce faire, l’ensemble des actrices et des acteurs académiques, économiques, syndicaux, communautaires et politiques se voient rassemblés dans l’optique de créer une discussion ouverte sur l’avenir de l’emploi.

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